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Valpolicella, le vin de Vérone

Dans un dictionnaire des synonymes, « Vérone » devrait être liée au mot « vin ». Tous les Véronais apprennent à le connaître dès jeunes, et nous sommes très fiers de pouvoir dire que Vérone est la première province italienne en termes de production viticole. Il existe tellement de caves et de variétés différentes qu’on peut se sentir perdu au moment de commander une bouteille au restaurant. Par où faut-il commencer pour s’orienter et comprendre que choisir ?

Je dirais qu’il faut d’abord découvrir le Valpolicella. C’est notre vin rouge le plus populaire. Celui qui fait notre identité, même si l’on trouve de nombreux autres vins célèbres dans la région de Vérone, notamment le Soave et le Bardolino. Le Valpolicella tire son nom des collines du nord-ouest de la ville, où sont cultivées les vignes du raisin qui le compose (même si, de nos jours, la région de production est plus vaste). Il ne suffit cependant pas de dire « Valpolicella » pour le désigner, car il en existe de très nombreuses variantes.

Jusqu’à il y a une dizaine d’années, tout était bien plus simple. Je me souviens parfaitement que mon grand-père, un petit vigneron de la Valpolicella comme tant d’autres, produisait au maximum deux types de vins : le « classique » et le « Recioto ». Le premier était le vin de table de tous les jours, peu alcoolisé, qui pouvait se boire à tout moment de la journée. Le deuxième était le vin des grandes occasions : ma famille en a sûrement débouché une bouteille le jour de ma naissance. Il s’agit de l’un des rares vins rouges douxet il est élaboré avec une technique complexe et spéciale de fermentation du raisin.

Aujourd’hui, tout est vraiment différent et plus complexe : même moi, je découvre de nouveaux types de Valpolicella chaque jour. Dans tous les cas, l’Amarone est désormais « le roi de la Valpolicella ». Ces dernières années, il a connu un incroyable succès même à l’étranger. Élaboré avec la même technique que le Recioto, il offre un léger arrière-goût amer (d’où son nom). Il s’agit d’un vin corsé, structuré et complexe qui rivalise avec les meilleurs Chianti et Barolo, également en termes de prix. C’est le vin que je mets à table lorsque je reçois des amis.

Mais ce n’est pas tout. En effet, avec l’évolution des techniques de production, de nouvelles variétés de Valpolicella ont vu le jour ces dernières années. On trouve, par exemple, le Valpolicella « Supérieur » : une évolution de la version « Classique » que beaucoup de personnes commandent en pensant qu’il est de qualité supérieure. En réalité, la différence se fait plutôt au niveau du vieillissement, qui a lieu en fûts de chêne. Une autre variété assez connue est le « Ripasso », un Valpolicella classique qui vieillit mélangé au marc de raisin de l’Amarone.

Parler de vin m’a donné soif… Si je dois acheter une bouteille pour aller dîner chez des amis, je m’arrête presque toujours à l’œnothèque Dal Zovo, viale della Repubblica. C’est un véritable temple laïque pour les amateurs de vin, qui propose une variété et une qualité de vins sans égal. En revanche, si j’ai envie de découvrir quelque chose de nouveau, je m’arrête plutôt chez SignorVino, corso Porta Nuova, où l’on trouve des étiquettes moins connues mais qui justement méritent le détour. Santé !

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