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Les secrets de Saint Sernin

La première fois que je suis venu à Toulouse, il y a fort longtemps, je n’y habitais pas encore, j’ai tout de suite voulu voir Saint Sernin, à cause de Claude Nougaro, de sa chanson « Toulouse », le plus bel hymne qui ait été offert à la Ville rose. Saint Sernin mérite ce bel hommage : elle est véritablement magnifique, avec ses briques rouges. On aimerait qu’elle soit entourée par quelque chose de plus joli qu’un parking bitumé, mais son clocher qui s’élance vers le ciel lui donne fière allure. Elle était jadis le cœur d’un très important monastère, protégé par un mur d’enceinte dont il ne reste que la porte qui se dresse face à la rue du Taur. Nougaro l’appelle « l’église Saint Sernin », c’est en fait une basilique, et même, les Toulousains l’ignorent trop souvent, la plus grande basilique romane d’Europe.

En quittant le Capitole, ce jour-là, j’ai remonté la rue du Taur, qui file droit sur Saint Sernin, très proche de l’hyper-centre : c’est le chemin qu’a suivi le taureau qui, en l’An 250, a tué Saint Saturnin, premier Évêque de Toulouse (Saint Sernin est une déformation de Saint Saturnin), martyr chrétien qui a refusé de participer à un culte païen. Toulouse était alors une ville romaine très importante, dont les remparts, construits au 1er siècle, abritaient entre 20 000 et 40 000 habitants.

Saint Sernin est composée de 5 nefs : deux rangées de galeries collatérales, sur les piliers desquelles repose l’édifice construit en forme de triangle, courent le long de la nef principale, orientée vers le levant. Elle est d’une hauteur vertigineuse.

L’ensemble, majestueux, impressionnant, est plutôt dépouillé : c’est un lieu spirituel, bien sûr, mais aussi un lieu historique, culturel, cher au cœur des Toulousains.

Dans le bras nord du transept (le transept est la nef transversale qui coupe la nef principale à l’endroit où s’élève le clocher), les murs et les plafonds sont recouverts de peintures magnifiques. On y trouve une reproduction fidèle de l’autel (l’original, en marbre blanc des Pyrénées, a été consacré en 1096 par le pape Urbain II), et un magnifique Christ roman du XIIe siècle. Derrière l’abside où se trouve l’autel (à côté duquel l’Ombrellino témoigne du rang de Basilique de l’édifice), dans le déambulatoire, des reliques sont enchâssées dans des sarcophages : Toulouse était jadis un centre important de pèlerinage.

Avant de descendre dans la crypte, une curiosité dans le dallage attire l’œil du sportif averti : les initiales entrelacées de Saint Thomas, qui ont inspiré le logo du Stade Toulousain!

Juste à côté de Saint Sernin, la cour intérieure du Musée Saint Raymond abrite un petit café bien sympathique et fort peu connu, le Jardin des Antiques, dans lequel on peut tranquillement boire un verre ou manger un morceau à l’abri des lauriers, des cyprès et des palmiers, en profitant de la sérénité de la vigne et de l’olivier, loin des bruits de la ville (ouvert tous les jours de 10h 30 à 18h), que l’on retrouvera tout à l’heure, en remontant la rue du Taur jusqu’au Capitole …

INFORMATIONS PRATIQUES

Visites « spirituelles » de Saint Sernin commentées par un guide bénévole

RV le samedi à 10:00 et 12 :00 / 15:00 et 17:00, le dimanche à 15:00 et 17:30

(pas besoin de s’inscrire), en semaine sur rendez-vous (pour des groupes constitués).

Saint Sernin, le Musée Saint Raymond et le Jardin des Antiques sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.

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