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Les ferries

Le Grand Canal se déroule comme un long serpent qui partage la ville en deux parties. Cette division pose un problème pour les piétons qui veulent passer d’un côté à l’autre.

Ce besoin exprimé depuis longtemps de pouvoir passer d’une rive à l’autre a conduit à la construction des trois ponts historiques qui traversent le Grand Canal.

Le plus ancien et le plus célèbre est le pont du Rialto, au milieu de ce canal, artère principale de Venise et, aux deux extrémités, le pont des Déchaussés et celui en bois : le pont de  l’Académie.

Depuis quelques années, un nouveau a été ajouté, non sans créer de nombreuses polémiques : le pont de la Constitution, connu chez les Vénitiens comme le Pont de Calatrava, du nom de l’architecte qui l’a conçu.

Mais ces trois seuls passages obligent souvent les passants à rallonger leur parcours pour passer d’une rive à l’autre. C’est pourquoi, comme par le passé, on utilise les ferries, appelés  “traghetti”. Un service assuré par des gondoles, sobres sans sièges décorés et autres fioritures, pour passer d’un côté à l’autre du Grand Canal.

Aujourd’hui, de ces ferries il n’en reste que deux : le San Tomà et le Santa Sofia. Le premier, très utilisé par ceux qui arrivent de Piazzale Roma ou de la gare pour rejoindre la zone Saint-Marc, tandis que le deuxième relie la “Strada Nova” au marché de Rialto. Il y a quelques dizaines d’années, il y en avait d’autres, aujourd’hui disparus en raison de leur faible utilisation.

Dans le passé, il devait en avoir beaucoup comme en attestent les nombreuses “calli del traghetto” (rues du ferry) qui existent aujourd’hui rappelant cet ancien usage mais également ce métier quasiment disparu.

Pour un peu plus d’un euro, on peut tenter l’expérience, un peu étrange pour ceux qui ne sont pas habitués à se tenir debout en équilibre sur une gondole qui glisse sur l’eau.

Monter à bord, à l’aide du gondolier et sentir glisser la gondole sous ses pieds est une expérience à tester. On reconnaît à vue d’oeil les habitants et utilisateurs réguliers, imperturbables face au balancement, qui montent et descendent rapidement ou restent debout tranquillement pendant la courte traversée.

Tandis que ceux qui montent pour la première fois bougent en se tenant maladroitement sur leurs jambes car ils ne sentent pas sous leurs pieds une surface stable et sûre. Ils s’agrippent à la main du gondolier au moment de monter et descendre et tout juste montés, se précipitent pour s’asseoir sur la simple planche en bois qui se trouve vers la proue, seul siège. Ils se dirigent aussi sur les côtés du bateau où, près de la proue, se trouve la caisse contenant de nombreuses pièces pour rendre la monnaie  aux passagers. Le poids des passagers qui montent au fur et à mesure déséquilibre la gondole et effraie les voyageurs occasionnels qui se mettent à lancer de petits cris, entre frayeur et étonnement, en particulier les touristes de tous âges qui utilisent ce transport pour la première fois.

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