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Fêtes vénitiennes

Les Vénitiens ont deux rendez-vous religieux qu’ils ne rateraient pour rien au monde : la fête du Rédempteur et celle de Notre-Dame de la Santé.

Renouvelées depuis des siècles, toutes deux ont vu le jour suite au vœu réalisé par la ville de voir cesser les terribles  épidémies de peste qui, par le passé, décimèrent sa population. Vœu qui prévoyait l’édification d’églises pour la grâce accordée.

Chaque année, les Vénitiens renouvèlent leur pèlerinage aux deux églises, facilité par la construction provisoire de ponts flottants, un à travers le Grand Canal et un traversant le Canal du Ghetto.

Mais la fête du Rédempteur, le soir du troisième samedi de juillet, est également la fête des “foghi”, un spectacle de feux d’artifice dans le bassin de San Marco, littéralement couvert d’embarcations.

Les Vénitiens partent dès le matin, ou en début d’après-midi, en chargeant leur bateau de plats typiques pour la soirée, préalablement cuisinés et préparés : canard farci, “sarde in saor” (sardines vénitiennes à l’aigre-doux), pâtes et haricots, l’incontournable pastèque et tout un stock de boissons, le tout disposé dans des sacs isothermes pour tout conserver au frais pendant cette longue et chaude journée d’été.

L’après-midi, les bateaux commencent à s’amarrer aux endroits prévus pour profiter de la fraîcheur du soir tandis que l’on dîne à bord en attendant les feux d’artifice, après lesquels on repart pour rentrer chez soi ou pour s’amarrer quelque part dans la lagune et passer la nuit dans son bateau tandis que les plus jeunes se dirigent vers le Lido pour continuer la fête sur la plage jusqu’à l’aube.

Je me souviens encore très bien de Notre-Dame de la Santé, que l’on fête le 21 novembre, lorsqu’enfant avec ma mère, mes tantes et mes cousins, nous allions tous ensemble en pèlerinage à la Basilique de la Santé. Il n’y avait aucune excuse pour ne pas y aller même si, comme souvent en cette période de l’année, il faisait mauvais et que la journée était froide et pluvieuse.

Pour nous enfants, la promenade à l’église s’achevait toutefois par quelques gâteaux achetés aux étals de la foire installés sur le parvis.

Le plat traditionnel de cette fête ? La “castradina”, une soupe de viande de mouton que les Vénitiens auraient, dit-on, consommée pour se réchauffer tandis qu’ils attendaient dans leur bateau la première messe du matin.

Nombreuses sont également les fêtes issues de traditions  laïques anciennes et récentes, comme le célèbre Carnaval de Venise, pour ne citer qu’un exemple.

Autre fête que les Vénitiens ont conservée : celle du 25 avril, jour de la fête du Patron de la ville, San Marco.

La tradition veut que, ce jour-là, fiancés et maris offrent à leurs fiancées et femmes le “bocolo”, un bouton de rose rouge pour rappeler leur amour. Cette coutume provient d’une légende qui évoque un jeune, mort au combat dans des contrées lointaines, dont le sang avait coloré des roses blanches en rouge, lesquelles furent ramenées à Venise à sa fiancée.

Légende ou réalité, les femmes vénitiennes ne renonceraient pour rien au monde au “bocolo” offert par leurs hommes.

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